Une équipe d'aqua-timbrés en action : 
Un bac récifal encastré dans un mur du salon avec une chambre convertie pour l’occasion en local technique, cela s'appelle un rêve, mieux, le bonheur.
Chez aquatimbré, quand la maîtresse de maison donne le feu vert, il n’est pas besoin de le dire une seconde fois. Je me met tout de même un petit peu à sa place, trois aquariums dans la pièce à vivre, des cultures de phyto et de braquions sur la terrasse et dans une autre pièce, c’était devenu envahissant.



Début 2007 après un désagrément lié à la rupture d’un joint silicone sur le bac principal et le projet d’en réinstaller un autre à la place un arrangement était trouvé,

un seul bac avec uniquement une face visible, pièce attenante, et plus aucun autre bac dans le salon. L’opportunité a été saisie immédiatement, sans délai de réflexion. Les mois qui suivirent, je pris le temps de jouer avec les mesures, l’emplacement, la projection mentale de ce futur bac, l’assise également, car cet aquarium est prévu à l’étage,donc interrogations sur la solidité du plancher etc.…
La décision était prise, en juillet 2007, on attaque les travaux : avec l’aide précieuse de wok et de son épouse, le trou béant dans le séjour est fait.
Avant 
pendant 
et un linteau est placé pour soutenir la cloison. Aprés 
Dans la foulée, nous réalisons son support en syporex à hauteur de ceinture par le biais de trois murets de un mètre de long sur 0,20cm de large en prenant soin de bien calculer les niveaux, un contreplaqué de deux cm d’épaisseur est posé à l’avant sur la cloison, et à l’arrière sur les murets. Avant

Après 
Un polystyrène de 5 cm d’épaisseur est adossé au contre plaqué pour terminer le support.
Le nouveau bac fera donc : 2,20 m sur 1,00 m large et 0,80 m de hauteur.
Le mois suivant, c’était au tour de Martial d’entrer en scène, le collage du bac.
Evidemment, les amis répondant toujours présent, wok et joseph34, le coup de main de ces deux gaillards bien charpentés fut très apprécié, le verre affichant un certain poids.
Le collage du bac s’est avéré instructif car j’avais dans l’idée de fabriquer mes décantes, d’où mon attention particulière au travail du responsable de BLEU AQUARIUM.
Sauf que, pas de bol, peu de temps après que le silicone ai séché, un premier nettoyage effectué, plusieurs rayures intérieures sont apparues sur la vitre en extra blanc de façade à différents endroits. Ma déception était nettement perceptible, mais c’était sans compter sur le professionnalisme de Martial qui, ni une ni deux, on décolle, on recommande une autre vitre et on remet quelque chose de nickel.
Encore merci Martial pour ton travail exemplaire.
Le bac a été consolidé avec un renfort latéral en bas 
deux renforts latéraux en haut
et deux traverses sur le dessus. 
Deux colonnes de déversement ont été rajoutées à chaque angle à l’arrière avec d’un coté un trou en 50 dans le fond du verre, et de l’autre avec également une sortie en 50 et un trou pour la remonté en 40. 
Enormément de retard pris par la faute de ce souci au niveau de la vitre cristal, mais la saison battant son plein, ça ne m’a pas dérangé de patienter en attendant le bon vouloir du fournisseur. L’occasion pour moi de réfléchir à la manière de réaliser le plenum de ce bac. Entre temps, je m’attelais à fabriquer mon système d’éclairage, Eric avait déjà fait lui même deux réflecteurs luménarc dont je trouvais le rendement intéressant, et qui semblait a ma portée. Les projecteurs que j’utilisais en ce moment ne me donnaient pas entière satisfaction, tant au niveau projection de lumière,qu’au niveaux pratique quand il s’agissait de mettre les mains dans le bac,a vingt cm de la surface,c’était pas commode. Je décidais de me lancer en améliorant ces projecteurs d’une structure permettant de pouvoir les suspendre et les faire coulisser sur des rails. Eric me fit passer les patrons et les outils pour la réalisation. Je trouvais sur Internet une structure adaptée, et voilà le résultat au final.

Pour en revenir au plenum, l’idée est venu de wok, un jour, il me rapporte mi-octobre, en cherchant à fabriquer des supports à boutures, plusieurs plaques d’un ami a lui, en plastique servant à faire des semis de plantes. Tilt ….l’utilisation que j’allais en faire, n’avait rien avoir avec du jardinage ou des supports à boutures, j’avais là ce qu’il me fallait pour élaborer mon plenum, la solidité de la totalité de la surface de la plaque et sa hauteur. 
Le petit Hic, c’est que toutes ces cavités son trouées, le sable risquait donc de passer au travers. Encore Tilt, j’avais conservé le carton d’emballage de mon écumeur, et il était rempli de petits ronds de polystyrènes, et me voilà en train de remplir chaque alvéole d’un petit bout de cette manne bienvenue. 
Ce long et interminable colmatage effectué, ce fut au tour du sable (aragonite fine) de finir de remplir ces alvéoles à ras. 
Un fin grillage style coupe vent fut déposé sur l’ensemble des plaques et maintenu sur les quatre vitres à l’aide d’un trait de silicone. 
Fin octobre trois cent cinquante kg de sable furent étalés par dessus et me donnèrent l’épaisseur du substrat.

Un premier remplissage le 10 novembre pouvait avoir lieu pour ensemencer ce sable tout neuf, je fis d’éreintant voyages sur la grande motte pour ramener de l’eau de mer naturelle que j’introduisis progressivement en prenant soin de la faire passer dans un micron bag très fin (50 microns) et s’écouler sur une assiette afin de ne pas trop remuer le sable.


A coups de bidons de vingt litres et de dix litres, ils me fallut m’armer de courage et de patience pour avoir un tiers du bac en eau afin d’y déposer quelques pierres vivantes d’Indonésie et des Fidjies que wok avait acclimatées chez lui et qui commencèrent à coloniser doucement le substrat, une petite pompette en assurait le brassage.

Doucemennette, la microfaune commença à prendre possession du substrat. 
Ce fut au tour des cuves de décantations d’être montées, Martial me proposait de me les faire a un tarif intéressant, j’acceptais qu’il me les colle mais uniquement cuves nues et trouées car je tenais absolument à faire les chicanes à mon idée. Une fois livré,j’entamais le découpage du verre pour élaborer un labyrinthe avec passages dessus,dessous,virages,re-passage dessus,couloir pour arriver au trou de sortie de décante.

Tout se passait à merveille sauf que, premier floc, une fois mise en eau, c’était une mare, l’eau passait au dessus de toutes ces cloisons pour s’écouler en sortie sans faire le moindre circuit, j’avais négligé, mais alors complètement sans même y avoir pensé une seconde le niveau des chicanes par rapport au niveau de sortie de cuve. Mais flo ne se laisse pas démonter, un petas par ci, un petas par la, cette fois ci avec l’aide du mètre et me voilà avec une décante opérationnelle 
sauf que,deuxième floc, une seule sortie Reliant les deux cuves en 50 malgré le léger décale n’était pas assez par rapport à ce que me renvoyait la pompe de remontée, l’eau qui était renvoyée dans le bac, descendait rapidement dans la décante et le niveau montait, remplissant la sortie, et continuait à monter dangereusement, la pompe se retrouvant à sec, tant et si bien qu’il me fallait brider au maximum la pompe pour équilibrer. 

J’avais encore omis de calculer les débits ; décidément, c’est en prenant des baffes que l’on avance, c’est bien vrai. Allez, redémonte tout, ressort tout, et appelle Martial pour faire un trou supplémentaire.

Entre temps, Wok me fit passer une solution alternative à mon problème, tout bête, encore fallait-il y penser, au dessus de la pompe, rajouter un T avec un robinet de rejet dans le compartiment même ou se trouve la pompe, le résultat en est que la puissance est toujours optimale et en jouant sur la vanne, on donne plus ou moins de pression dans la remontée sans brider celle-ci.

Remise des cuves à leurs emplacements respectifs, en prenant en considération l’excellent conseil d’Alain R de les surrelever par rapport au sol afin de pouvoir amorcer un siphon en pensant à l’entretien futur.

Les passes cloisons mis en place,deuxième essai. Pas très concluant !... 
Malgré le second orifice, l’eau remplissant les deux passes cuves, le niveau ne cessait de monter, la pompe renvoyait plus d’eau en pression que ne pouvait en absorber par gravitée les deux passages. Merci wok pour ton astuce car ce fut elle qui me permit au final d’équilibrer le circuit. Tous ces petits mais enquiquinants problèmes de plomberie élucidés, la seconde phase pouvait être abordée : Le passage de deux de mes bacs vers le nouveau.
Aujourd’hui 16 décembre 2007, c’est le jour J. Dimanche matin 10 heures, grand branlebas de combat : Seau, épuisettes, pinces, pompes, cuves et tuyaux ainsi q’une grande bâche sont en place, Wok, Poscail, son épouse et moi même retroussons nos manches, enfilons masques palmes et tubas et commençons par retirer toutes les pierres du nouveau bac pour mieux les visualiser.

Les coraux sont sortis délicatement de l’ancien bac et déposés à l’intérieur des différentes cuves et polystyrènes remplis d’eau,

certaines vu la grosseur des plateaux et des acros étaient un peu juste,nous avons pris soin de les arroser de temps a autre.

Cathy, s ‘affairait à faire de même avec le petit bac accolé au principal et se fît quelques frayeurs, dans l’eau trouble, par un ocelaris et un tomentosus venus lui chatouiller les doigts. 
La totalité des roches était maintenant bien en évidence sur la bâche pour nous permettre de pouvoir choisir la mieux adaptée à la situation. 
Pour Aquatimbré,c’est a dire moi,ce nouveau bac,se devait d’être conçu comme une réplique de l’ancien qui m’avait donné de très bons résultats,Jaubert couplé au Berlinois,mais cette fois ci avec une taille plus conséquente et l’ajout d’une cuve supplémentaire remplie de pierres vivantes adossées à la décante et le projet dans la foulée d ’associer au bac principal, un refuge au dessus,éclairé à l’inverse du récifal pour les bienfaits que vous connaissez ; Algues,PH ,planctons ,microfaunes etc.…. Mais pour le moment cette troisième phase n’était pas d’actualité, nous nous affairions à élaborer le décor, le week-end précèdent, les très sympathiques et intéressantes discutions avec le créateur d’AQUAROCHE à l’occasion du BOTACLAM 2007, m’avait déjà mis en tête la manière dont j’espérais pouvoir construire ce décor.


Je souhaitais une structure aérée,je choisi squelques pierres de taille moyenne, les posais à même le sable, et y déposais dessus des roches plates conséquentes qui nous permirent d’échafauder progressivement l’enrochement de l’avant,en travers et en direction des descentes,en ouvrant l’angle afin de les camoufler.

Wok perché sur un échafaudage, à l’arrière du bac tentait d’emboîter, d’encastrer, d’empiler les pierres que nous lui faisions passer avec Poscail en le guidant dans l’élaboration de ce morceau de récif.

Nous fîmes de même avec la seconde descente et une fois le travail terminé, l’apparition d’une magnifique faille en travers du bac nous récompensait de nos efforts.

Je dois avouer que je ne m’étais pas entouré de guignols, j’avais à mes cotés de vrais Pros. Combien de fois avons nous entendu dire : Passe moi celle là ; elle va pas, passe moi l’autre, non celle là, repasse moi la première.

Pénible le Flo, mais nous étions fier du résultat obtenu. 
Toutes les pierres avaient été débarrassées de l’éventuel sédiment par un jet d’eau salé avant l’entrée dans le bac, neamoins l’eau était bien trouble et nous n’avions pas la possibilité de mettre en route la filtration parce qu’il manquait pas mal d’eau pour amorcer les descentes par débordement. Vint ensuite le moment de placer tous les invertébrés,pas une mince affaire,mais avec l’aide de Mme Poscail, du mastic époxy et mon idée sur la répartition des couleurs des coraux sur l’ensemble du bac,ce fut choses pas évidentes mais réalisables.

Nous avons donc ensuite récupéré l’eau de l’ancien bac ainsi que celle du nettoyage des pierres, filtré tout ça sur micron bag (50microns) pour arriver finalement a mettre la filtration en service.

Ce fut au tour des poissons de rejoindre la grande bleue, quand même pas si bleue que ça pour le moment. Je me saisis de l’épuisette et m’approchais du couple de kauderni ; j’entends encore Poscail me dire : Tu ne crois pas y arriver comme ça ! Du premier coups le papa Apogon se retrouvait au fond du filet, et du stress il me crachait vingt, vingt cinq bébés que j’e m’empressais de mettre dans un seau 

et de récupérer a nouveau le papa rapidement pour lui faire rejoindre sa nouvelle demeure. Moment extraordinaire, nous étions tous estomaqués, j’étais loin de penser qu’un truc pareil allait arriver, ça grouillait de petits kaudernis dans le fond du seau. A l’heure ou j’écris ces quelques lignes, j’ai compté en tout trente alevins.

Les uns après les autres, en jouant d’astuce et d’habileté, les poissons rejoignirent l’océan, il restait que le Veliferum que l’on ne risquait pas de faire rentrer dans l’épuisette. Mais Wok avait prévu et s’était armé d’une épuisette a brochet.

Apres plusieurs tentatives le voilà dans le filet. Mais monsieur, n’est pas d’accord, en se débattant, il se coince le nez dans une maille, ça le marquera pour quelques jours.


Tout ce remue ménage nous amena à 19h30, ayant sauté le repas du midi, nous avions tous l’estomac dans les talons. Un petit nettoyage sommaire, tandis que Claudine prenait la relève, nous nous installions à table autour d’un repas improvisé, mais bienvenu. Lessivés, mais heureux, une sacrée bonne chose de faite.
Le lendemain, l’eau s’était éclaircie et le bac me dévoilait les splendeurs et les détails que l’on n’avait pu voir la veille. Et les journées qui suivirent ne firent que confirmer ma pensée que nous avions fait un super boulot.

Je pense que ça se passe de commentaires…..mais tout de même ! 
Qu’en pensez vous ? 
Encore une, pour la route 
Excusez moi,je ne m’en lasse pas. 
Je sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça, mais le papa noël a été super sympa cette année.
Encore merci, et une reconnaissance indescriptible à tous ceux qui ont contribué à ce que ce rêve devienne réalité.
Floréal.
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Commentaires
Il faudra que je vienne un jour le voir …
Amitiés …Michel Citer